Orphée et Eurydice au Théâtre du Martolet

Orphée et Eurydice C.W.Gluck - St.Maurice 2026

Présentée au Théâtre du Martolet les 11 et 12 mars 2026 à Saint-Maurice, cette production d’Orphée et Eurydice de Gluck a réuni une équipe artistique profondément engagée, portée par une vision commune et une belle exigence musicale et scénique. Un projet qui m’est particulièrement cher, tant par l’énergie humaine qui s’en est dégagée que par la qualité des liens tissés tout au long de cette aventure!

À la direction musicale, Damien Luy, ami de longue date, a guidé le projet avec sensibilité et précision, insufflant une cohérence musicale et une profondeur d’interprétation tout au long du processus.

Son travail s’inscrit dans un engagement sincère et constant auprès des jeunes du chœur du collège, qu’il accompagne avec exigence, bienveillance et une véritable volonté de transmission.

Au-delà de la direction musicale, c’est une véritable impulsion humaine et artistique qu’il a su insuffler au projet, donnant à cette aventure une profondeur et une cohérence particulièrement marquantes.

La mise en scène, imaginée par Saskia Salambier, proposait une lecture résolument moderne et poétique de l’œuvre, ouvrant de nouveaux espaces de résonance pour ce drame intemporel. Cette fée de la scénographie a non seulement magnifié le projet par sa vision très poétique mais aussi par sa bienveillance envers tous les corps de métier à l'œuvre sur la production.

Le travail visuel a également été marqué par l’engagement remarquable d’Églantine Manches, costumière du projet, qui a conçu et réalisé à la main près de 200 costumes pour les choristes — incluant trois changements — ainsi que les costumes des solistes, participant pleinement à l’identité esthétique de la production.

Sur scène, Jean-Baptiste Vrillon, dans le rôle d’Orphée, a porté l’opéra avec une maîtrise et une intensité remarquables. Sa technique vocale et sa présence scénique ont constitué une source d’inspiration constante tandis que son humour en backstage a apporté une légèreté précieuse au quotidien des répétitions, contribuant à créer une atmosphère de travail profondément conviviale.

À ses côtés, Laurine Moulin a incarné une Eurydice d’une grande délicatesse, apportant au rôle une finesse et une sensibilité touchantes. Nos parcours musicaux s’étant croisés à de nombreuses reprises, sa présence sur cette production a été, une fois de plus, un réel bonheur!

Le rôle de l’Amour, que j’ai eu le plaisir d’interpréter, s’est déployé dans une forme originale à deux visages, mêlant chant et mouvement.

Aux côtés de la danseuse Mia Brogli, cette figure s’est construite dans un dialogue étroit entre voix et corps, créant une présence scénique explosive, à la fois musicale et chorégraphique, où le geste prolonge et amplifie l’expression vocale.

Enfin, l’équipe technique du Théâtre du Martolet, chapeautée par Baptiste Coutaz, a accompagné le projet avec une grande écoute et un véritable engagement artistique, dont l’apport créatif a contribué de manière essentielle à la réussite de la production.

Par un travail subtil et inspiré de la lumière, ils ont su façonner des espaces sensibles et faire naître une véritable magie scénique, en écho profond avec la musique et l’émotion de l’œuvre.

Au-delà de l’expérience artistique, cette production a été profondément marquante sur le plan humain. Retrouver le Théâtre du Martolet, un lieu qui a accompagné et nourri mon parcours à plusieurs reprises durant mes années d’études, a donné à ce projet une résonance toute particulière.

Le travail avec de jeunes artistes, leur engagement, leur discipline, leur curiosité et leur énergie ont rendu chaque étape du processus vivante et stimulante. Portée par une équipe attentive et investie, cette production, pensée avec un soin remarquable, a su rassembler des talents variés et créer un espace de collaboration riche, donnant naissance à de belles rencontres, artistiques comme humaines.

Merci pour tout!

Photographie

Dûnya-Emmanuel Ouédraogo
Instagram : @dunya_emmanuel
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